Jonathan Rosen, fondateur d’Etsa Patrimoine, publie dans Village de la Justice une analyse consacrée au rôle du family office lors d’une transmission d’entreprise. Une telle opération mobilise généralement plusieurs expertises : avocat, notaire, expert-comptable, banque d’affaires, fiscaliste et conseil patrimonial. Le principal enjeu consiste alors à coordonner ces intervenants autour d’une stratégie commune.
Une opération qui dépasse la seule cession de l’entreprise
Pour un dirigeant, la transmission d’une société entraîne souvent une transformation profonde du patrimoine. La valeur jusque-là concentrée dans l’entreprise peut devenir un patrimoine financier, immobilier ou familial qu’il faut désormais structurer, sécuriser et transmettre.
Les décisions prises avant la cession peuvent également avoir des conséquences importantes sur la fiscalité, la transmission aux enfants, la protection du conjoint ou encore la manière dont le capital sera réinvesti après l’opération.
Pourquoi la coordination est-elle essentielle ?
Chaque professionnel impliqué dans une transmission intervient sur un périmètre spécifique. L’avocat structure l’opération juridique, l’expert-comptable apporte sa connaissance financière de l’entreprise, le notaire intervient notamment sur les problématiques de transmission familiale et le conseil patrimonial travaille sur la structuration du patrimoine personnel du dirigeant.
Sans coordination, une décision pertinente dans un domaine peut parfois créer une difficulté dans un autre. L’objectif du family office est donc de maintenir une vision d’ensemble afin que les choix juridiques, fiscaux, financiers et familiaux restent cohérents.
Le family office comme chef d’orchestre
Dans son analyse, Jonathan Rosen met en avant le rôle du family office comme « chef d’orchestre » capable de maintenir cette vision globale du dossier. Chaque professionnel conserve son expertise, mais la stratégie patrimoniale doit rester cohérente d’un bout à l’autre de l’opération.
Cette approche est particulièrement utile pour les dirigeants dont une grande partie du patrimoine est concentrée dans leur entreprise. La cession constitue alors un moment charnière : elle peut faire passer le patrimoine d’une logique entrepreneuriale à une logique de gestion, de diversification et de transmission.
Préparer l’après-cession
Chez Etsa Patrimoine, cette approche consiste notamment à préparer l’après-cession : allocation du capital, diversification, organisation de la transmission familiale et mise en place d’une gouvernance patrimoniale adaptée au nouveau contexte du dirigeant.
Le travail ne s’arrête donc pas à la signature de la vente. Il peut se poursuivre sur plusieurs années afin d’organiser les investissements, structurer les revenus futurs et préparer progressivement la transmission du patrimoine aux générations suivantes.
Source : lire l’article de Jonathan Rosen sur Village de la Justice.


