Fiscalité

Déblocage anticipé du PER : dans quels cas peut-on récupérer son épargne ?

Publié le
5/1/2026

Introduction

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est, par nature, un placement à long terme. Son objectif : préparer la retraite en capitalisant progressivement. Mais dans certains cas, la loi permet de récupérer son épargne avant l’échéance, sous conditions strictes.

Invalidité, chômage, liquidation judiciaire ou achat de la résidence principale : six situations bien précises permettent un déblocage anticipé du PER. Chacune obéit à ses propres règles, tant sur le plan juridique que fiscal.

Dans cet article, nous détaillons les cas autorisés, les compartiments concernés, les pièges à éviter et les stratégies patrimoniales à envisager avant toute décision.

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Comprendre le cadre légal du déblocage anticipé du PER

Un principe d’indisponibilité... sauf exceptions légales

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) repose sur un principe fondateur : l’épargne est bloquée jusqu’à l’âge de la retraite, sauf cas exceptionnels. Cette indisponibilité a pour but d’inciter les épargnants à constituer un capital dédié à leur avenir. Contrairement à d’autres supports comme l’assurance-vie, le PER n’est donc pas un placement liquide ou mobilisable à tout moment.

Cependant, le législateur a prévu plusieurs cas dérogatoires de sortie anticipée. Ces cas, encadrés strictement par la loi, visent à offrir une issue de secours dans certaines situations de la vie, souvent dramatiques, mais parfois opportunes (comme l’achat de la résidence principale).

Dans tous les cas, le déblocage anticipé d’un PER ne peut se faire que dans un cadre légal très précis, et uniquement à la demande expresse du titulaire. Il ne s’applique pas automatiquement, même en cas d’événement grave.

Liste officielle des cas de déblocage anticipé autorisés

Les cas autorisant un déblocage anticipé sont fixés par l’article L.224-4 du Code monétaire et financier, et sont au nombre de six. Ces exceptions légales concernent des événements personnels majeurs :

  1. L’invalidité du titulaire, de ses enfants, de son conjoint ou partenaire de PACS
  2. Le décès du conjoint ou du partenaire de PACS
  3. L’expiration des droits à l’assurance chômage
  4. Le surendettement du titulaire du plan
  5. La cessation d’activité non salariée à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire
  6. L’acquisition de la résidence principale

Ces cas ne sont pas extensibles, même sur décision de l’assureur ou du gestionnaire. Ils concernent tous les types de PER (PERIN, PERCOL, PERO), mais les compartiments d’épargne mobilisables peuvent varier selon la nature des versements effectués (volontaires, obligatoires, issus de l’épargne salariale).

Dans les faits, ces motifs de sortie anticipée constituent des clés d’activation du capital avant la retraite, mais leur déclenchement suppose la réunion de conditions spécifiques, ainsi que la présentation de justificatifs probants.

Les 6 cas de force majeure permettant un déblocage anticipé du PER

Le déblocage anticipé d’un Plan d’Épargne Retraite ne peut intervenir que dans six situations bien précises, définies par la loi. Ces cas sont considérés comme des circonstances exceptionnelles, permettant à l’épargnant de mobiliser son capital avant l’âge légal de départ à la retraite, sans pour autant remettre en cause l’objectif initial du PER.

1. L’invalidité du titulaire, de ses enfants, de son conjoint ou partenaire de PACS

C’est l’un des cas les plus fréquents de sortie anticipée. L’invalidité doit correspondre à une classification en 2e ou 3e catégorie de la Sécurité sociale, c’est-à-dire une incapacité totale de travail, avec ou sans assistance d’une tierce personne.

Ce droit ne s’applique pas uniquement au titulaire du PER : il s’étend également à son conjoint, partenaire de PACS ou ses enfants. Il s’agit donc d’un dispositif protecteur du noyau familial, permettant de faire face aux conséquences économiques de l’invalidité.

Justificatif requis : notification de la CPAM ou de tout autre organisme compétent attestant de l’invalidité reconnue.

Ce cas de figure ouvre droit à un déblocage total ou partiel du PER, selon les besoins du bénéficiaire.

2. Le décès du conjoint ou partenaire de PACS

La disparition du conjoint ou du partenaire de PACS constitue un choc personnel et financier majeur. Pour atténuer les répercussions économiques de cette perte, la loi autorise le titulaire du PER à débloquer son épargne par anticipation.

Attention : ce cas ne s’applique pas au décès d’un concubin. Seuls les couples mariés ou pacsés sont concernés par cette disposition.

Justificatif requis : copie intégrale de l’acte de décès, accompagnée d’un justificatif de lien (livret de famille, PACS).

La fiscalité applicable dans ce cas est avantageuse : l’épargne retirée est exonérée d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (nous y reviendrons plus loin).

3. L’expiration des droits à l’assurance chômage

Ce cas concerne principalement les salariés en fin de droits, qui ne perçoivent plus d’allocations chômage après une période prolongée d’inactivité. Il vise aussi les dirigeants assimilés salariés ayant cotisé à l’Unedic, sous conditions.

Ce motif peut également s’appliquer aux travailleurs non-salariés (TNS), sous réserve de justifier de l’inéligibilité ou de la fin de droits auprès de Pôle emploi.

Justificatif requis : attestation de fin de droits délivrée par Pôle emploi, précisant la date d’épuisement de l’allocation.

À noter : une simple perte d’emploi ne suffit pas. Il faut que les droits à l’assurance chômage soient arrivés à échéance.

4. Le surendettement du titulaire du PER

Dans le cadre d’un dossier accepté par la Commission de surendettement de la Banque de France, le titulaire d’un PER peut demander le déblocage de son épargne. Ce mécanisme vise à soulager les personnes confrontées à une impossibilité manifeste de faire face à leurs dettes.

L’épargne débloquée peut être utilisée pour solder une partie des dettes ou rétablir une situation financière compromise.

Justificatif requis : notification officielle de la décision de la Commission autorisant le recours à l’épargne du PER.

Cette disposition est peu connue mais précieuse pour les particuliers en difficulté. Elle s’applique exclusivement au titulaire, et non à ses ayants droit.

5. La cessation d’activité non salariée à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire

Spécialement prévue pour les travailleurs indépendants, cette disposition permet de débloquer un PER en cas de liquidation judiciaire de leur activité. Cela inclut les chefs d’entreprise, artisans, commerçants, professions libérales, auto-entrepreneurs, etc.

Il ne s’agit pas d’un simple arrêt volontaire d’activité, mais bien d’une liquidation prononcée par un tribunal de commerce.

Justificatif requis : copie du jugement de liquidation judiciaire émis par le tribunal.

Cette mesure vise à offrir une bouffée d’oxygène financière à des professionnels confrontés à une fin d’activité contrainte, souvent brutale.

6. L’achat de la résidence principale

C’est le seul cas de déblocage anticipé pour un motif "positif". Il permet d’utiliser l’épargne logée dans un PER pour financer l’achat de sa résidence principale. Cette option est particulièrement intéressante pour les jeunes actifs ou les primo-accédants souhaitant se constituer un apport personnel.

Ce cas est cependant restreint à certains compartiments du PER : seuls les versements volontaires et les droits issus de l’épargne salariale (CET, intéressement, participation) peuvent être débloqués. Les versements obligatoires (issus d’un PER collectif ou obligatoire) restent bloqués jusqu’à la retraite.

Justificatif requis : compromis ou promesse de vente, contrat de construction ou acte notarié.

Cette opportunité doit être envisagée avec prudence, car elle diminue l’enveloppe disponible pour la retraite. Mais elle constitue un levier stratégique dans un parcours patrimonial.

Quels compartiments du PER sont débloqués en cas de sortie anticipée ?

Versements volontaires, obligatoires et épargne salariale : les trois compartiments du PER

L’un des points les plus techniques, et souvent mal compris, du Plan d’Épargne Retraite (PER) concerne la structure en compartiments instaurée par la loi Pacte. Ce découpage conditionne la disponibilité des fonds, la fiscalité applicable et les cas de déblocage autorisés.

Lors d’un déblocage anticipé, tous les compartiments ne sont pas concernés de la même manière. Comprendre cette organisation est indispensable pour évaluer ce que l’on peut réellement récupérer en cas de coup dur… ou d’opportunité.

Le PER est divisé en trois compartiments distincts, chacun correspondant à l’origine des sommes versées :

1. Compartiment 1 — Versements volontaires

  1. Versements librement effectués par l’épargnant
  2. Fiscalement déductibles (ou non) selon le choix initial

2. Compartiment 2 — Versements obligatoires

  • Provenant des cotisations obligatoires versées par l’employeur et/ou le salarié dans un cadre collectif

3. Compartiment 3 — Épargne salariale

  • Sommes issues de l’intéressement, participation, abondement et Compte Épargne Temps (CET)

Ce cloisonnement n’est pas seulement administratif : il conditionne les modalités de sortie, aussi bien à l’échéance qu’en cas de déblocage anticipé.

Ce que vous pouvez débloquer selon le motif

En cas de déblocage anticipé pour cas de force majeure (invalidité, décès, liquidation, chômage, etc.), l’intégralité des compartiments est mobilisable : volontaires, obligatoires et épargne salariale. Autrement dit, le titulaire peut récupérer tout ou partie de son épargne, quelle que soit son origine.

En revanche, en cas de déblocage pour achat de la résidence principale, la règle est bien plus restrictive :

  • Seuls les compartiments 1 (versements volontaires) et 3 (épargne salariale) sont accessibles
  • Le compartiment 2 (versements obligatoires) reste bloqué jusqu’à la retraite, même pour l’acquisition d’une résidence principale

Si votre PER contient une majorité de cotisations obligatoires (ex : PER collectif obligatoire en entreprise), le montant disponible pour acheter un bien immobilier peut s’avérer limité.

Tableau récapitulatif des compartiments déblocables

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Procédure de déblocage anticipé : étapes et délais

Qui contacter ? Gestionnaire, assureur, teneur de compte…

Connaître les cas de sortie anticipée du PER ne suffit pas. Encore faut-il savoir comment effectuer la demande concrètement, à qui s’adresser, quels documents fournir et quels délais prévoir. Le processus est généralement rapide, mais rigoureux : toute imprécision ou pièce manquante peut retarder, voire faire échouer, la demande.

La première étape consiste à identifier l’organisme gestionnaire de votre PER. Cela peut être :

  • Une compagnie d’assurance
  • Une banque
  • Un conseiller en gestion de patrimoine indépendant

En cas de doute, vérifiez votre dernier relevé de situation ou contactez votre conseiller en gestion de patrimoine, qui pourra intervenir comme tiers de confiance et faciliter les échanges.

Chaque gestionnaire dispose de ses propres formulaires de demande. Il est donc impératif de s’adresser à l’entité exacte qui détient le contrat pour obtenir les bons supports.

Conseil : anticipez la demande si possible. Le temps de réunir les justificatifs peut s’avérer plus long que prévu, surtout en cas de situation complexe (invalidité, liquidation…).

Délais moyens de traitement et de virement

Une fois le dossier complet réceptionné, le traitement est relativement rapide :

  • Délais moyens : entre 10 et 30 jours ouvrés
  • Virement des fonds : généralement effectué sous 5 à 10 jours après validation

Cependant, les délais peuvent s’allonger :

  • En cas de dossier incomplet
  • Si le PER est investi sur des supports non liquides (SCPI, fonds structurés, etc.)
  • Si le gestionnaire impose une validation manuelle (souvent le cas en cas d’achat immobilier)

Certains gestionnaires offrent des démarches 100 % dématérialisées via l’espace client, ce qui accélère le processus. Toutefois, dans la majorité des cas, un traitement manuel reste la norme pour ce type d’opération.

Fiscalité du déblocage anticipé : faut-il payer des impôts ?

Cas exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux

Le déblocage anticipé d’un PER ne se résume pas à une simple opération technique : il entraîne également des conséquences fiscales qu’il faut impérativement anticiper. Or, la fiscalité applicable varie fortement selon le motif du retrait et l’origine des fonds débloqués.

Dans quatre situations bien identifiées, le législateur a prévu une exonération totale d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (17,2 %), quel que soit le compartiment concerné :

  1. Invalidité du titulaire ou d’un proche (conjoint, partenaire de PACS, enfant)
  2. Décès du conjoint ou du partenaire de PACS
  3. Surendettement validé par la Banque de France
  4. Cessation d’activité non salariée avec liquidation judiciaire

Dans ces cas de figure, la totalité de l’épargne perçue est exonérée, qu’elle provienne de :

  • Versements volontaires
  • Versements obligatoires
  • Épargne salariale

Exemple : un travailleur indépendant dont l’activité a été liquidée peut récupérer l’intégralité de son PER sans payer ni impôt ni prélèvements sociaux, quel que soit le montant débloqué.

Cette fiscalité favorable est pensée comme une mesure de solidarité, pour permettre aux personnes en grande difficulté de retrouver une marge de manœuvre financière immédiate.

Cas soumis à fiscalité : comment ça fonctionne ?

En revanche, deux situations spécifiques entraînent une fiscalité partielle :

  • Achat de la résidence principale
  • Expiration des droits au chômage

Dans ces cas, la fiscalité dépend de la nature des sommes débloquées :

Pour les versements volontaires (compartiment 1) :

  • Le capital retiré (le montant versé initialement par l’épargnant) est exonéré d’impôt
  • Les plus-values générées (intérêts, gains) sont soumises aux prélèvements sociaux (17,2 %)

Si les versements ont été déduits de votre revenu imposable à l’entrée (option fiscale choisie), alors les sommes récupérées seront reversées à l’impôt sur le revenu, selon votre TMI (tranche marginale d’imposition). Cela peut alourdir la facture en cas de sortie importante.

Pour l’épargne salariale (compartiment 3) :

  • Le capital est exonéré d’impôt
  • Les plus-values sont soumises aux prélèvements sociaux

Exemple : un salarié utilisant son PER pour acheter une résidence principale paiera uniquement des prélèvements sociaux sur la plus-value, et aucun impôt sur le revenu sur le capital, sauf s’il avait déduit ses versements.

Pour les versements obligatoires (compartiment 2) :

  • Ces fonds ne sont pas accessibles dans le cadre d’un achat de résidence principale
  • En cas de retrait pour expiration des droits au chômage, ils sont fiscalisés comme un revenu classique

Distinction entre capital et plus-value : une subtilité déterminante

Il est crucial de distinguer le capital (versements initiaux) des produits (plus-values, intérêts générés) :

  • Le capital est souvent exonéré d’impôt (hors cas de déduction initiale)
  • Les produits sont soumis aux prélèvements sociaux dans presque tous les cas

Une bonne lecture de votre contrat et de vos choix initiaux (versements déductibles ou non) est donc essentielle pour éviter toute mauvaise surprise fiscale.

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Conclusion

Le déblocage anticipé du Plan d’Épargne Retraite n’est ni un droit automatique, ni une solution anodine. Il répond à six cas strictement encadrés par la loi, pensés pour accompagner les épargnants dans des moments de vie exceptionnels : invalidité, décès, liquidation judiciaire, fin de droits au chômage, surendettement ou achat immobilier.

Avant de franchir le pas, il est essentiel de comprendre les compartiments concernés, d’anticiper les implications fiscales et d’évaluer l’impact à long terme sur votre retraite. Dans certains cas, d’autres solutions patrimoniales, plus souples ou fiscalement avantageuses, peuvent être préférables.

Chez les cadres dirigeants, entrepreneurs ou professions libérales, ces décisions doivent s’inscrire dans une vision globale du patrimoine. Le PER, par sa fiscalité attractive et sa vocation long terme, reste un outil puissant, à condition d’être utilisé au bon moment et avec la bonne stratégie.

Peut-on vraiment récupérer l’argent de son PER avant la retraite ?

Oui, mais uniquement dans des situations précises prévues par la loi. Le PER est en principe bloqué jusqu’à l’âge de la retraite, mais six cas exceptionnels autorisent un déblocage anticipé, comme l’invalidité, le chômage en fin de droits ou l’achat de la résidence principale. En dehors de ces cas, aucune sortie anticipée n’est possible.

Quels sont les motifs légaux de déblocage anticipé d’un PER ?

La loi prévoit exactement six motifs :

  • L’invalidité du titulaire ou d’un proche,
  • Le décès du conjoint ou partenaire de PACS,
  • L’expiration des droits à l’assurance chômage,
  • Le surendettement reconnu par la Banque de France,
  • La liquidation judiciaire d’une activité non salariée,
  • L’acquisition de la résidence principale.
    Aucun autre motif ne peut être accepté, même à titre exceptionnel.

Le déblocage anticipé du PER est-il automatique en cas de problème grave ?

Non. Même si vous remplissez les conditions légales, le déblocage n’est jamais automatique. Il doit faire l’objet d’une demande formelle auprès du gestionnaire du PER, accompagnée de justificatifs précis. Sans démarche de votre part, l’épargne reste bloquée.

Peut-on débloquer son PER pour acheter une résidence principale ?

Oui, c’est le seul cas de déblocage anticipé considéré comme “positif”. L’épargne du PER peut servir à financer l’achat de la résidence principale, notamment pour constituer un apport. En revanche, seuls certains types de versements sont concernés, ce qui peut limiter le montant réellement disponible.

Tous les compartiments du PER sont-ils débloqués en cas de sortie anticipée ?

Cela dépend du motif. En cas de force majeure (invalidité, décès, liquidation judiciaire, surendettement), tous les compartiments peuvent être débloqués. En revanche, pour l’achat de la résidence principale, seuls les versements volontaires et l’épargne salariale sont accessibles ; les versements obligatoires restent bloqués jusqu’à la retraite.

Peut-on débloquer un PER en cas de simple perte d’emploi ?

Non. La perte d’emploi seule ne suffit pas. Le déblocage anticipé est possible uniquement lorsque les droits à l’assurance chômage sont totalement épuisés. Une attestation de fin de droits est alors indispensable pour justifier la demande.

Le déblocage anticipé du PER est-il imposable ?

La fiscalité dépend du motif du retrait et de l’origine des sommes. Certains cas (invalidité, décès du conjoint, surendettement, liquidation judiciaire) bénéficient d’une exonération totale d’impôt et de prélèvements sociaux. D’autres, comme l’achat de la résidence principale ou la fin de droits au chômage, entraînent une fiscalité partielle.

Faut-il payer des prélèvements sociaux lors d’un déblocage anticipé ?

Dans la plupart des cas, les prélèvements sociaux s’appliquent uniquement sur la part correspondant aux plus-values générées par le PER. Le capital versé peut être exonéré, sauf si les versements ont été déduits fiscalement à l’entrée, auquel cas ils peuvent être réintégrés à l’impôt sur le revenu.

Quels documents sont nécessaires pour débloquer un PER ?

Les justificatifs varient selon le motif invoqué : notification d’invalidité, acte de décès, attestation de fin de droits chômage, décision de la commission de surendettement, jugement de liquidation judiciaire ou compromis de vente pour un achat immobilier. Un dossier incomplet peut fortement retarder le versement des fonds.

Le déblocage anticipé du PER est-il toujours une bonne idée ?

Pas nécessairement. Même lorsqu’il est autorisé, un déblocage anticipé réduit l’épargne disponible pour la retraite et peut avoir un impact fiscal. Avant de prendre une décision, il est recommandé d’évaluer les alternatives possibles et d’intégrer ce choix dans une stratégie patrimoniale globale.

Trouvons ensemble les solutions qui vous correspondent vraiment.

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