Stratégie patrimoniale 

Comment M. et Mme Lefranc ont optimisé la transmission de leur patrimoine tout en valorisant 600 000 € de liquidités

Publié le
27/2/2026

Introduction

À la suite de la vente de leur résidence secondaire parisienne, M. et Mme Lefranc, dirigeants fraîchement retraités, se retrouvent avec 600 000 € de liquidités à placer. Leur objectif est double : sécuriser ce capital et préparer au mieux la transmission à leurs enfants.

Avec un profil prudent et une forte sensibilité à la fiscalité, ils recherchent une stratégie performante mais sans risque excessif. L’enjeu : structurer efficacement leur patrimoine tout en réduisant l’impact des droits de succession.

Ce cas concret montre comment une approche sur-mesure, combinant assurance-vie, contrat de capitalisation et donation en démembrement, peut répondre aux besoins spécifiques de ce type de profils patrimoniaux.

Une double problématique patrimoniale : placement court terme et transmission anticipée

Une vente immobilière à Paris : 400 000 € à investir rapidement

Début 2026, M. et Mme Lefranc, ont cédé leur résidence secondaire située dans le 16e arrondissement de Paris. Cette opération leur a permis de dégager 400 000 € de liquidités, désormais disponibles sur leurs comptes courants. Ces fonds dormants posent une problématique classique, mais cruciale : comment les placer intelligemment, sans pour autant prendre de risques excessifs ?

Leur profil de risque, clairement identifié comme prudent, les oriente naturellement vers des solutions sécurisées, mais ils ne souhaitent pas sacrifier la performance à moyen terme. L’objectif est donc double : protéger ce capital tout en lui donnant un potentiel de valorisation réel.

H3 : Une volonté claire : transmettre efficacement sans alourdir la fiscalité

Au-delà du placement, M. et Mme Lefranc ont une préoccupation forte : organiser la transmission de leur patrimoine au bénéfice de leurs enfants, tout en limitant l’impact fiscal. Ils sont lucides sur les enjeux successoraux à venir, notamment les droits de mutation à titre gratuit qui peuvent amputer sévèrement un héritage.

À ce stade, deux impératifs ressortent :

  • Anticiper les flux successoraux pour profiter des abattements légaux,
  • Utiliser des outils permettant de lisser ou réduire l’assiette taxable (démembrement, enveloppes spécifiques, etc.).

Le couple dispose également de 200 000 € supplémentaires que Mme Lefranc souhaite investir à titre personnel, toujours dans une logique d’optimisation de la transmission. Ces montants significatifs impliquent une approche sur-mesure, mêlant ingénierie patrimoniale et stratégie d’investissement personnalisée.

Analyse patrimoniale : un couple à profil prudent, mais exigeant

Une répartition patrimoniale classique mais exposée

Le patrimoine de M. et Mme Lefranc s’articule autour d’actifs relativement traditionnels : une résidence principale en région parisienne, quelques placements bancaires et des comptes titres modestement exposés aux marchés financiers. Bien qu'ils se soient constitué un patrimoine confortable au fil des années, celui-ci reste majoritairement placé sur des supports fortement fiscalisés. Ce manque de diversification rend leur stratégie vulnérable face à la fiscalité de l’impôt sur le revenu (IR) et à la transmission non préparée.

En outre, l’absence de structuration via des outils tels que les holdings familiales ou les enveloppes intéressantes comme l’assurance-vie ou le contrat de capitalisation les prive de leviers d’optimisation pourtant indispensables à leur profil.

Une pression fiscale à l’IR significative

Comme pour de nombreux dirigeants retraités percevant des revenus du capital, la fiscalité de M. et Mme Lefranc demeure élevée. Les revenus fonciers, les intérêts d’épargne et les dividendes subissent l’imposition classique à l’IR, à laquelle s’ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 % pour les revenus fonciers (et 18,4% depuis le 1er janvier 2026 pour les dividendes). Cette pression fiscale pèse d’autant plus qu’elle ne s’accompagne pas d’une stratégie de défiscalisation active ni de réorganisation patrimoniale.

À l’approche de la transmission, cette configuration devient problématique : non seulement les gains sont rognés par l’impôt, mais les actifs eux-mêmes seront taxés lourdement au moment du décès, faute d’anticipation.

Un objectif de performance maîtrisée avec protection du capital

Malgré leur prudence, les Lefranc ne souhaitent pas se contenter d’un rendement figé autour de 2 %. Ils sont à la recherche de placements capables de générer une performance modérée mais stable, sur un horizon de 5 à 10 ans. La priorité : préserver le capital tout en le rendant transmissible dans des conditions fiscales favorables.

Leur exigence est claire : bénéficier de solutions patrimoniales robustes, pérennes, et alignées avec leurs valeurs de prévoyance et de transmission. C’est dans ce cadre que la stratégie sur-mesure qui leur a été proposée prend tout son sens.

Une stratégie sur-mesure articulée autour de trois axes

Face à une problématique double, optimiser le placement d’un capital important et anticiper la transmission, une stratégie patrimoniale a été conçue autour de trois piliers complémentaires. Chacun d’eux répond à un objectif précis, tout en s’inscrivant dans une cohérence globale, à la fois fiscale, financière et successorale.

1. Le contrat de capitalisation pour M. : souplesse, optimisation IFI et transmission facilitée

Le contrat de capitalisation est souvent méconnu du grand public. Pourtant, pour des profils comme celui de M. Lefranc, il s’avère être un outil extrêmement efficace. Contrairement à l’assurance-vie, ce contrat n’est pas « hors succession » au décès, mais il offre d’autres atouts majeurs :

  • Transmission facilitée : le contrat peut être transmis du vivant, par donation de la nue-propriété, tout en conservant l’usufruit, ce qui permet une optimisation des droits.
  • Exonération partielle d’IFI : seule la valeur de rachat nette est prise en compte dans l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière.
  • Disponibilité et flexibilité : retraits à tout moment, sans plafond de versement, allocation libre entre fonds euro et unités de compte.
  • Fiscalité avantageuse : après 8 ans, les gains bénéficient d’un abattement annuel et d’un taux réduit à 7,5 % jusqu’à 150 000 € de primes nettes.

Dans le cas de M. Lefranc, une allocation prudente a été retenue, avec une majorité en fonds euros, complétée par des supports diversifiés à capital garanti à échéance. L’objectif est de protéger le capital tout en créant une base patrimoniale transmissible dans des conditions optimisées.

2. L’assurance-vie pour Mme : placement sécurisé et avantage successoral

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De son côté, Mme Lefranc a opté pour une assurance-vie classique, mais structurée avec finesse. Elle y consacre 200 000 €, en répartissant les fonds entre :

  • Un fonds euro sécurisé, garantissant le capital,
  • Des unités de compte à faible volatilité,
  • Une part en SCPI pour générer du rendement à long terme.

Le véritable levier de cette enveloppe réside dans son cadre fiscal successoral : en cas de décès avant 70 ans, chaque bénéficiaire désigné peut recevoir jusqu’à 152 500 € exonérés de droits. Dans le cas présent, une clause bénéficiaire démembrée a été envisagée, permettant de transmettre les revenus à un conjoint ou à un enfant tout en réservant la nue-propriété à un autre bénéficiaire. Cette ingénierie permet de lisser les flux successoraux tout en sécurisant les intérêts des héritiers.

L’âge de Mme Lefranc (69 ans au moment de la souscription) rendait cette solution particulièrement pertinente, car elle permet d’agir juste avant la frontière fiscale des 70 ans, au-delà de laquelle les abattements sont moins favorables.

3. La donation en nue-propriété : anticiper pour transmettre plus

Dernier volet de la stratégie : l’anticipation successorale via la donation en démembrement de propriété. Plutôt que de transmettre en pleine propriété, M. et Mme Lefranc ont choisi de céder la nue-propriété de certains actifs à leurs enfants, tout en conservant l’usufruit.

Ce mécanisme permet plusieurs optimisations :

  • Réduction de la base taxable : seule la nue-propriété est taxée, en fonction de l’âge de l’usufruitier.
  • Conservation de l’usage ou des revenus : les donateurs conservent l’usufruit, c’est-à-dire l’usage du bien ou ses revenus (intérêts, loyers, etc.).
  • Reconstitution automatique : au décès, la pleine propriété revient aux nus-propriétaires sans droits supplémentaires à payer.

Dans le cas de contrats de capitalisation ou de certains actifs financiers, ce démembrement est particulièrement fluide, sans coûts supplémentaires ni frottement fiscal.

Comparatif des options et gains attendus

Une stratégie patrimoniale ne se juge pas seulement à son élégance conceptuelle, mais surtout à son efficacité concrète. Dans le cas des Lefranc, la combinaison de placements sécurisés et d’outils de transmission a permis de générer un double levier : économique et fiscal. Voici ce qu’il aurait coûté de ne rien faire… et ce que la stratégie mise en place leur permet de gagner.

Projection des droits de succession sans stratégie

Sans aucune structuration, les avoirs financiers et les liquidités de M. et Mme Lefranc seraient entrés dans leur succession en pleine propriété. Résultat :

  • Application directe des droits de succession sur la totalité des montants transmis,
  • Aucune exonération au-delà des abattements légaux (100 000 € par enfant),
  • Aucune optimisation sur l’IFI, les intérêts perçus ou la répartition des bénéficiaires.

Sur un patrimoine transmis de 600 000 €, les droits de succession dus par les enfants auraient atteint plus de 80 000 €, selon les tranches marginales applicables. Un coût patrimonial lourd, d’autant plus difficile à justifier que des solutions simples existent pour l’éviter.

Simulation après mise en œuvre des préconisations

Grâce à la mise en place des différents outils patrimoniaux, les gains sont multiples :

  • Assurance-vie : en souscrivant avant 70 ans, Mme Lefranc permet à ses bénéficiaires de recevoir jusqu’à 152 500 € par personne sans droits à payer. Soit une économie potentielle de 60 000 € de droits.
  • Contrat de capitalisation : transmis en nue-propriété, il permet une décote de 50 à 60 % sur la valeur taxable, réduisant d’autant les droits de donation, tout en conservant la jouissance des revenus.
  • Démembrement : la stratégie de donation anticipée, via la nue-propriété, permet de sortir du patrimoine taxable une partie des actifs sans déclencher d’imposition immédiate.

Au total, ce sont plus de 100 000 € d’économie fiscale estimée sur les dix prochaines années. Sans compter la valorisation attendue des actifs, conservés dans des enveloppes fiscalement efficientes.

Impact concret sur la valorisation et la fiscalité future

Au-delà de la fiscalité immédiate, les outils choisis favorisent également une croissance maîtrisée du patrimoine :

  • L’assurance-vie et le contrat de capitalisation permettent d’investir sur des supports diversifiés, tout en bénéficiant d’une fiscalité douce à la sortie.
  • La diversification (fonds euro, SCPI, produits à capital 100% garanti) optimise le couple rendement/risque.
  • La transmission en démembrement réduit significativement l’assiette taxable future, tout en maintenant le contrôle du patrimoine de leur vivant.

En combinant rigueur, anticipation et intelligence fiscale, M. et Mme Lefranc ont non seulement sécurisé leurs avoirs, mais aussi renforcé l’impact positif de leur transmission.

Pourquoi cette stratégie fonctionne pour un couple de dirigeants

Maximisation des abattements et outils de transmission

Le timing des décisions a été un levier clé. En déclenchant les versements sur les contrats d’assurance-vie avant les 70 ans de Mme Lefranc, le couple a bénéficié des abattements successoraux optimaux (jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire). C’est une fenêtre fiscale qu’il ne fallait pas manquer.

Le recours au démembrement temporaire, tant sur les contrats de capitalisation que sur des donations ciblées, a permis de :

  • Réduire la fiscalité immédiate,
  • Conserver l’usage des capitaux,
  • Transmettre en douceur avec un impact fiscal différé.

Cette stratégie mixte, entre immédiateté et anticipation, offre une grande souplesse, particulièrement adaptée à des couples ayant encore une visibilité à long terme.

Reproductibilité pour d’autres profils similaires

La stratégie adoptée par les Lefranc n’est pas un cas isolé. Elle peut parfaitement s’appliquer à d’autres profils :

  • Cadres dirigeants proches de la retraite,
  • Entrepreneurs ayant vendu un bien immobilier ou une société,
  • Conjoints disposant de liquidités et d’un objectif de transmission directe aux enfants.

La clé, c’est la combinaison entre enveloppes fiscales (assurance-vie, capitalisation), architecture civile (démembrement, clause bénéficiaire) et allocation prudente mais diversifiée. Cette approche modulaire permet d’adapter les montants, les horizons de temps et les sensibilités au risque, tout en respectant un cap fiscal et successoral.

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Conclusion : Anticiper, structurer, transmettre

Le cas de M. et Mme Lefranc illustre avec force ce que permet une stratégie patrimoniale bien conçue : sécuriser des liquidités importantes, les valoriser à moyen terme et transmettre dans des conditions fiscales maitrisées. Sans prise de risque excessive, sans montage complexe, mais avec une approche rigoureuse, cohérente et parfaitement alignée sur leurs objectifs de vie.

Dans un contexte économique et fiscal en perpétuelle évolution, l’anticipation reste l’arme la plus puissante du dirigeant patrimonialement avisé. Car il ne s’agit plus seulement de gérer un capital : il s’agit de le structurer, de le faire fructifier, et de le transmettre intelligemment.

Notre cabinet se tient à votre disposition pour étudier vos besoins spécifiques et bâtir, à vos côtés, une stratégie patrimoniale sur mesure, à la hauteur de vos ambitions.

Que faire après la vente d’un bien immobilier avec un capital important à placer ?

Après une vente immobilière, laisser les fonds sur un compte courant expose à l’inflation et à une fiscalité peu avantageuse. Il est souvent pertinent de répartir ce capital dans des enveloppes adaptées (assurance-vie, contrat de capitalisation, placements sécurisés) afin de protéger l’épargne, la faire fructifier et préparer sa transmission.

Comment placer 600 000 € sans prendre de risques excessifs ?

Pour un profil prudent, la clé est la diversification maîtrisée. Une combinaison de fonds euros, de supports à capital garanti et d’actifs faiblement volatils permet de rechercher une performance modérée tout en préservant le capital investi sur le moyen et long terme.

Pourquoi anticiper la transmission de son patrimoine avant le décès ?

Anticiper permet de réduire significativement les droits de succession. En utilisant les abattements légaux, le démembrement de propriété ou certaines enveloppes fiscales, il est possible de transmettre davantage à ses enfants tout en conservant le contrôle ou les revenus de son patrimoine.

Quelle est la différence entre assurance-vie et contrat de capitalisation pour la transmission ?

L’assurance-vie bénéficie d’un cadre successoral très avantageux, notamment avant 70 ans, avec des abattements élevés par bénéficiaire. Le contrat de capitalisation, lui, entre dans la succession, mais peut être transmis de son vivant en nue-propriété, ce qui permet une décote importante sur la valeur taxable.

À quel âge faut-il ouvrir une assurance-vie pour optimiser la succession ?

Idéalement avant 70 ans. Les versements effectués avant cet âge bénéficient d’un abattement spécifique de 152 500 € par bénéficiaire, ce qui en fait un outil très efficace pour organiser une transmission fiscalement allégée.

En quoi la donation en nue-propriété est-elle fiscalement avantageuse ?

La donation en nue-propriété permet de transmettre un actif avec une base taxable réduite, calculée en fonction de l’âge de l’usufruitier. Le donateur conserve l’usage ou les revenus, et au décès, la pleine propriété se reconstitue automatiquement sans droits supplémentaires.

Peut-on continuer à percevoir des revenus après avoir transmis une partie de son patrimoine ?

Oui. Grâce au démembrement, les parents peuvent conserver l’usufruit des biens transmis. Ils continuent ainsi à percevoir les intérêts, loyers ou revenus financiers, tout en ayant déjà organisé la transmission au profit des enfants.

Comment réduire l’impact des droits de succession sur un patrimoine financier ?

La réduction passe par plusieurs leviers : l’anticipation, l’utilisation des abattements, le recours à l’assurance-vie, la donation en démembrement et une structuration cohérente des placements. Sans stratégie, la fiscalité successorale peut représenter un coût très élevé pour les héritiers.

Cette stratégie patrimoniale est-elle réservée aux très hauts patrimoines ?

Non. Même si elle est particulièrement efficace pour des montants importants, cette approche est applicable à de nombreux profils : cadres dirigeants, retraités, entrepreneurs ou couples ayant vendu un bien immobilier et souhaitant sécuriser et transmettre leur épargne.

Pourquoi se faire accompagner pour structurer sa stratégie patrimoniale ?

Chaque situation patrimoniale est unique. Un accompagnement permet de choisir les bons outils, d’éviter les erreurs fiscales, d’optimiser les décisions dans le temps et de bâtir une stratégie cohérente, alignée avec les objectifs de sécurité, de rendement et de transmission.

Trouvons ensemble les solutions qui vous correspondent vraiment.

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