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Club deal Immobilier - 40 avenue George V – Foncière Renaissance

Publié le
27/5/2026

L’investissement en dette privée immobilière poursuit sa montée en puissance auprès des investisseurs patrimoniaux, en quête de rendements contractuels supérieurs aux obligations classiques et de diversification au-delà des marchés cotés. L’opération George V, portée par Foncière Renaissance et structurée via la plateforme Global Icons, s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Elle propose un accès à un actif mixte (bureaux et retail luxe) d’environ 7 900 m², situé au 40 avenue George V dans le 8e arrondissement de Paris — l’une des adresses les plus iconiques du Triangle d’Or.

Acquis en juin 2024 pour 128 M€, l’immeuble fait l’objet d’une restructuration lourde visant un repositionnement en actif ultra-prime, avec une stratégie de sortie par revente à un fonds institutionnel ou souverain. L’émission obligataire associée à cette opération cible un rendement annuel de 11,5 %, sur une maturité de 36 mois, avec un TRI brut projeté de 25 % et une marge prévisionnelle de 82,5 M€.

Cet article décrypte les caractéristiques de cette opération, le profil de l’opérateur, le contexte de marché du Triangle d’Or et les paramètres de risque à évaluer avant d’investir.

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Qu’est-ce que la dette privée et pourquoi investir dans ce secteur ?

Définition et mécanismes de la dette privée

La dette privée désigne l’ensemble des financements accordés en dehors du circuit bancaire traditionnel, par des investisseurs institutionnels ou privés, à des entreprises ou à des véhicules de projet. Cette classe d’actifs recouvre plusieurs formes : prêts directs, obligations privées, financements mezzanine ou dette immobilière adossée à un actif tangible.

Dans le cas de l’opération George V, l’investissement prend la forme d’une émission obligataire (Obligation Premium GV-IF) émise par un SPV dédié. Les fonds collectés ne financent pas l’acquisition — celle-ci a déjà été réalisée en juin 2024 — mais donnent accès à un actif du portefeuille existant de Foncière Renaissance, aux côtés d’investisseurs institutionnels déjà engagés. Les obligataires perçoivent un coupon annuel de 11,5 %, versé in fine à l’échéance.

Ce mécanisme se distingue du financement bancaire classique par sa flexibilité et par l’alignement d’intérêts qu’il instaure : l’opérateur et ses actionnaires portent le risque en rang inférieur (rang III dans la waterfall), tandis que les créanciers senior et les obligataires sont positionnés en rang de remboursement prioritaire.

Les avantages de la dette privée pour les investisseurs

Le rendement constitue le premier argument. Avec un coupon de 11,5 % annuel non capitalisé, l’obligation George V se situe dans la fourchette haute des émissions de dette privée immobilière, significativement au-dessus des obligations d’État ou des fonds en euros.

La prévisibilité des flux en est un deuxième atout. Contrairement à un investissement en capital (equity), la dette privée génère des revenus contractuellement définis. L’investisseur connaît à l’avance le taux de rémunération, le calendrier de versement et la date de remboursement du principal.

La dette privée immobilière bénéficie en outre d’un collatéral tangible : l’actif sous-jacent — ici un immeuble de près de 7 900 m² sur l’avenue George V — constitue une garantie physique dont la valeur peut être réalisée en cas de difficulté. L’hypothèque de premier rang sur l’actif renforce cette sécurisation.

Enfin, cette classe d’actifs présente une corrélation faible avec les marchés actions, ce qui en fait un levier de diversification efficace au sein d’une allocation patrimoniale globale. Pour un dirigeant ou un cadre disposant de liquidités à déployer sur un horizon de 36 mois, elle offre un couple rendement/risque intermédiaire entre l’obligataire classique et l’investissement en capital.

Présentation du projet George V

Localisation stratégique dans le Triangle d’Or

Le projet s’implante au 40 avenue George V, dans le 8e arrondissement de Paris, au cœur du Triangle d’Or — périmètre délimité par les avenues des Champs-Élysées, Montaigne et George V, considéré comme l’épicentre mondial du luxe et de l’immobilier tertiaire ultra-prime.

L’avenue George V bénéficie d’une desserte exceptionnelle avec les stations de métro George V, Alma-Marceau, Kléber et Charles de Gaulle-Étoile à proximité immédiate. L’environnement commercial est structurant : 56 enseignes dont 42 % positionnées luxe, un taux de vacance maîtrisé à 3,6 %, et des valeurs locatives retail comprises entre 2 000 et 6 000 €/m²/an — encore inférieures aux axes voisins (Montaigne, François 1er), ce qui laisse un potentiel de revalorisation à moyen terme.

L’avenue connaît par ailleurs une montée en gamme progressive. L’arrivée de grandes maisons de luxe internationales, combinée au rayonnement du projet LVMH sur les Champs-Élysées situé à moins de 50 mètres, positionne le 40 George V sur un axe pivot entre les Champs-Élysées et la rue François 1er — une seconde voie du luxe, plus confidentielle et ultra-premium, plébiscitée par les enseignes à forte composante VIP.

Caractéristiques techniques et financières du projet

L’opération porte sur un immeuble mixte (bureaux et retail) d’environ 7 900 m² de surface locative brute, répartis entre 4 497 m² de bureaux, 2 434 m² de commerce et 958 m² de surfaces annexes. L’actif a été acquis en juin 2024 pour 128 M€ droits inclus.

L’immeuble, édifié en 1964 par l’agence Kandjian sur l’emplacement d’un hôtel particulier Lebaudy de 1900, présente des éléments architecturaux remarquables : rotonde vitrée octogonale, façades en marbre Bleu de Savoie et de Carrare, ferronneries Art déco. Il fait l’objet d’une restructuration lourde dont le budget total (emplois) s’établit à 241,3 M€, ventilé entre l’acquisition (125 M€), les travaux hard et soft costs (40 M€), les indemnités de libération (23,8 M€), les coûts financiers (28,9 M€) et les provisions diverses (23,6 M€).

Les hypothèses locatives retenues reflètent le positionnement prime de l’actif : 1 400 €/m²/an pour les bureaux (NLA) et 4 900 €/m² ITZA pour le retail, soit un loyer annuel post-travaux estimé à 10,9 M€. Le prix de vente projeté atteint 312,5 M€, dégageant une marge prévisionnelle de 82,5 M€ — avec un TRI brut projeté de 25 % et un multiple de capital de 1,61x.

Le financement combine dette bancaire capitalisée (170 M€, soit 73,9 % des coûts totaux) et fonds propres (82 M€). Le ratio dette/valeur de l’actif ressort à 54,4 %, un niveau maîtrisé pour ce type d’opération value-add.

Calendrier prévisionnel de l’opération

L’opération suit une timeline déjà bien avancée. L’acquisition a été réalisée en juin 2024. Les travaux de curage, désamiantage et pré-gros œuvre sont en cours, avec un démarrage du gros œuvre prévu en mars 2026. Le permis de construire a été obtenu et se trouve en cours de purge, avec une issue attendue fin 2025.

La restructuration lourde — confiée à Vinci via sa filiale premium Plendi — comprend la création d’un rooftop végétalisé, l’extension des plateaux de bureaux (+45 m² par étage), le repositionnement des surfaces retail en flagship luxe et la mise à niveau des performances énergétiques et environnementales.

La commercialisation locative se déroulera en parallèle des travaux. Un élément de sécurisation notable : 100 % de la cellule commerciale est d’ores et déjà sécurisée par un bail ferme signé avec l’une des premières maisons du luxe mondial, représentant environ 50 % des revenus locatifs de l’actif. Des discussions sont en cours pour la relocation des étages de bureaux.

La maturité de l’obligation est fixée à 36 mois, avec possibilité de deux prolongations de 6 mois chacune à la discrétion de l’émetteur. La sortie s’effectuera par revente de l’actif restructuré et relocaé à un fonds d’investissement ou un fonds souverain.

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Foncière Renaissance : un opérateur reconnu du value-add parisien

Expertise et ADN

Fondée en 2014 par Éric Bendavid, Foncière Renaissance est un opérateur français d’investissement immobilier spécialisé dans les stratégies value-add. Forte de plus de 30 années d’expérience cumulée par son fondateur, la foncière s’est progressivement positionnée comme un acteur de référence sur les trophy assets parisiens — des actifs rares, emblématiques et idéalement situés sur la Rive Droite.

La valeur patrimoniale sous gestion s’élève à plus de 1,7 milliard d’euros, répartie sur six opérations value-add réalisées ou en cours. L’équipe dirigeante s’appuie sur un noyau d’experts couvrant l’ensemble de la chaîne : sourcing, structuration financière, asset management, obtention de permis de construire complexes et commercialisation locative.

La signature de Foncière Renaissance repose sur trois piliers : l’obtention de permis de construire sur des dossiers complexes, la structuration de financements bancaires et alternatifs, et la création de valeur par des programmes de restructuration ambitieux. Cette approche opérationnelle intégrée — résumée par la formule « Own & Operate » — distingue Foncière Renaissance des foncières à gestion déléguée, en garantissant un alignement d’intérêts maximal avec les investisseurs.

La reconnaissance du marché est tangible. La presse spécialisée a salué l’opération au 73 rue de Miromesnil comme la meilleure opération de location, tandis que la signature d’un bail ferme à 1 300 €/m²/an avec le Public Investment Fund du royaume d’Arabie Saoudite sur ce même actif confirme le positionnement ultra-prime de l’opérateur.

Track record réalisé et en cours

Le portefeuille de Foncière Renaissance illustre une capacité d’exécution éprouvée sur des opérations de taille et de complexité croissantes.

Parmi les opérations réalisées, trois références se distinguent. Le 73 rue de Miromesnil (Paris 8e), acquis en mars 2023 pour 15,7 M€, a fait l’objet d’une restructuration d’hôtel particulier avec création d’un rooftop végétalisé, pour un budget capex de 6,5 M€ et un prix de vente estimé à 38 M€ — soit un TRI opérateur de 58,4 %. Le 48 rue de Provence (Paris 9e), acquis en décembre 2019 pour 19,8 M€, a été restructuré et revendu en février 2022 à 36,3 M€ après éviction de cinq locataires en six mois — TRI opérateur de 59,9 %. Le 37 rue de Bellefond (Paris 9e), acquis pour 16,1 M€, a été restructuré puis loué à Morning sur un bail de 12 ans fermes avant cession à la Société de la Tour Eiffel en mars 2023 pour 28,6 M€.

Côté opérations en cours, l’envergure monte d’un cran. Le 48 Notre-Dame des Victoires (Paris 2e), acquis en avril 2025 pour 90 M€, vise une restructuration ambitieuse de 7 100 m² de bureaux avec socle serviciel et rooftop — prix de vente projeté à 184 M€ et TRI opérateur de 25,3 %. Le 91 avenue des Champs-Élysées (Paris 8e), en promesse depuis mars 2026 pour 320 M€, porte sur la restructuration lourde d’un immeuble flagship de 4 200 m² — une opération d’une tout autre échelle qui témoigne de la trajectoire ascendante de la foncière.

L’opération George V, avec un prix d’acquisition de 128 M€ et un prix de vente projeté de 312,5 M€, s’inscrit dans cette montée en puissance sur les actifs iconiques du Triangle d’Or et du QCA parisien.

Analyse du marché du Triangle d’Or

Bureaux prime et retail luxe : un déséquilibre structurel

Le Quartier Central des Affaires parisien, et en particulier le Triangle d’Or, affiche des fondamentaux de marché parmi les plus défensifs d’Europe. Le taux de vacance des bureaux dans le QCA ressort à 5,5 %, soit deux fois moins que la moyenne francilienne (11,1 %) et nettement en deçà de La Défense (8 à 10 %). Pour les actifs neufs ou restructurés, cette tension est encore plus marquée.

L’offre est structurellement rare. Sur les 332 000 m² d’offre immédiate recensés dans le Paris CBD, seuls 49 400 m² correspondent à du neuf ou du restructuré lourd — environ 15 % de l’offre totale. Le stock ne représente que 1,6 année d’offre dans le QCA, contre 3,6 années à La Défense et jusqu’à 7 années en périphérie. Les surfaces supérieures à 3 000 m², et a fortiori autour de 8 000 m² comme le 40 George V, constituent une part marginale de l’offre, renforçant la rareté et le pouvoir de fixation des prix.

Cette pénurie alimente une dynamique haussière sur les loyers. Les loyers prime dans le CBD parisien ont progressé de 48 % depuis 2015, atteignant 1 230 €/m²/an en 2025, avec une accélération récente de +8 % sur la dernière année. Foncière Renaissance a elle-même obtenu un loyer record de 1 300 €/m²/an sur son opération au 73 Miromesnil — validant les hypothèses retenues pour George V (1 400 €/m²/an en bureaux).

Côté retail, l’avenue George V bénéficie du statut d’épicentre mondial du luxe. Les données de fréquentation montrent un flux stable et élevé sur les Champs-Élysées et ses artères adjacentes, avec des pics saisonniers favorables. L’implantation confirmée d’une maison de luxe de premier rang en rez-de-chaussée du 40 George V, sur un bail ferme, ancre la composante commerciale de l’opération dans un contexte de demande structurellement supérieure à l’offre sur ce segment.

Perspectives favorables du marché prime parisien

Plusieurs facteurs structurels soutiennent la thèse d’investissement à moyen terme. La détente monétaire amorcée par la BCE — dont le taux directeur est passé de 4 % à 3 % entre septembre et décembre 2024 — améliore les conditions de financement et comprime les taux de capitalisation, ce qui soutient les valorisations des actifs prime.

La demande des grands utilisateurs reste soutenue : plus de 550 000 m² de grandes transactions (supérieures à 5 000 m²) sont déjà sécurisées en 2025 dans le QCA élargi, confirmant une profondeur de marché significative. L’évolution des modes de travail post-Covid favorise par ailleurs les immeubles de haute qualité — les entreprises réduisent leurs surfaces mais montent en gamme pour attirer et fidéliser les talents. Cette « fuite vers la qualité » bénéficie directement aux actifs restructurés du Triangle d’Or.

Les transactions récentes de comparables valident le positionnement du business plan George V. Le 223 rue Saint-Honoré (Paris 8e, 3 600 m²) s’est échangé à 47 222 €/m² en septembre 2025. Le 26 rue François 1er (9 213 m²) a été cédé à 33 648 €/m² en juin 2025. Le 42 avenue Montaigne (3 260 m²) affichait 58 139 €/m² en septembre 2024. L’hypothèse de sortie du 40 George V, autour de 38 000 €/m² pour un taux de capitalisation de 3,5 %, se situe dans la fourchette basse de ces comparables — ce qui laisse une marge de confort dans le scénario de base.

Les stress tests présentés par l’opérateur confirment cette robustesse : même avec un exit yield dégradé à 4 % et une vacance locative de -20 %, la valeur de sortie stressée ressort à 245,7 M€ — un niveau qui reste supérieur au coût total de l’opération (241,3 M€).

Structure d’investissement et caractéristiques de l’obligation

Mécanisme de l’émission obligataire

L’investissement dans l’opération George V s’effectue via une émission d’obligations Premium GV-IF, structurée par la plateforme Global Icons. Le plafond de l’émission est fixé à 25 M€, avec un ticket d’entrée minimum de 20 000 €. Ce seuil pourrait être relevé ultérieurement selon la stratégie de levée.

L’émission est réservée aux investisseurs qualifiés ou professionnels — particuliers, entreprises, holdings ou SCI. Elle ne donne pas lieu à un prospectus soumis au visa de l’AMF et ne répond pas aux exigences d’une offre de financement participatif au sens de la réglementation générale de l’Autorité des marchés financiers.

La structure juridique s’organise en plusieurs niveaux. Les actionnaires majoritaires (fondateurs et équipe dirigeante) opèrent Foncière Renaissance. Le véhicule d’investissement (SPV) détient l’actif immobilier George V. L’émission obligataire transite via la plateforme Global Icons, avec une allocation des fonds vers le SPV. Les coupons obligataires sont versés aux investisseurs selon le rang de priorité défini dans la waterfall des créanciers.

L’opération est accessible aux personnes physiques et morales. Sur le plan fiscal, les revenus sont soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % pour les particuliers (12,8 % d’IR + 18,6 % de prélèvements sociaux, depuis la loi de finances 2026) et au régime fiscal applicable à la société investisseuse pour les personnes morales. L’opération n’est pas éligible au dispositif 150-0 B ter.

Rendement et gouvernance

L’obligation Premium GV-IF offre un rendement annuel de 11,5 %, non capitalisé, versé in fine à l’échéance. Ce taux est garanti contractuellement par l’émetteur, sous réserve du respect de l’ensemble de ses obligations de paiement. Cette garantie ne s’applique pas en cas de défaut, de défaillance ou de procédure collective affectant la capacité de remboursement de l’émetteur.

La maturité est fixée à 36 mois, avec possibilité de deux prolongations de six mois chacune à la discrétion de l’émetteur. En cas de rallongement de la durée, les intérêts sont maintenus sur le même montant que durant la période initiale.

La gestion opérationnelle et stratégique reste intégralement assurée par l’opérateur, Foncière Renaissance. Les obligataires détiennent des titres financiers mais n’interviennent pas dans la gouvernance. Cet alignement vise à préserver l’agilité décisionnelle tout en évitant les conflits d’intérêts, y compris en cas de participation importante d’un acteur externe.

Le remboursement du capital et des intérêts intervient lors de la cession de l’actif restructuré ou au plus tard à l’échéance finale. L’ordre de remboursement suit la waterfall contractuelle : dette senior (rang I), puis obligataires (rang II), puis actionnaires en fonds propres (rang III). Ce positionnement en rang intermédiaire confère aux obligataires une priorité de remboursement sur les actionnaires, tout en étant subordonné à la dette bancaire senior.

Garanties et sécurisation de l’investissement

Plusieurs mécanismes de sécurisation accompagnent cette émission. Le premier est l’hypothèque de premier rang sur l’actif immobilier, qui confère aux créanciers une sûreté réelle sur un immeuble de près de 7 900 m² situé avenue George V.

La structure de financement affiche un ratio dette/valeur de l’actif de 54,4 % — un niveau prudent qui préserve un coussin significatif entre la valeur de l’immeuble et le montant total de la dette. Le ratio dette/coûts totaux ressort à 73,9 %, cohérent avec les pratiques de marché sur les opérations value-add.

L’avancement opérationnel constitue un facteur de dérisquage supplémentaire. L’acquisition est réalisée, les évictions sont négociées et effectives, le permis de construire est obtenu (en cours de purge), et surtout, la cellule commerciale — représentant environ 50 % des revenus locatifs projetés — est sécurisée par un bail ferme avec une maison de luxe de rang mondial. La maîtrise du risque d’exécution est renforcée par la contractualisation de Vinci (via sa filiale premium Plendi) comme entreprise générale de travaux.

Enfin, l’alignement d’intérêts entre l’opérateur et les investisseurs est structurel : les actionnaires de Foncière Renaissance portent le risque en dernier rang (rang III) et ne récupèrent leur mise qu’après remboursement intégral des créanciers senior et des obligataires.

Risques et considérations importantes

Risques spécifiques au projet immobilier

L’investissement dans l’opération George V comporte des risques inhérents au développement immobilier qu’il convient d’évaluer attentivement avant toute souscription.

Le risque de construction constitue un enjeu central. Malgré la contractualisation de Vinci (Plendi) comme entreprise générale, des retards de chantier, des surcoûts, des problèmes géotechniques ou climatiques, ou des difficultés d’approvisionnement peuvent affecter le calendrier et le budget prévisionnel. Le gros œuvre, prévu à compter de mars 2026, représente la phase la plus intensive de l’opération.

Le risque administratif, bien que partiellement levé — le permis de construire est obtenu — n’est pas intégralement purgé à date. Un recours de tiers ou une modification réglementaire pourrait retarder le démarrage effectif des travaux de restructuration.

Le risque locatif porte principalement sur la composante bureaux. Si la cellule commerciale est sécurisée par un bail ferme avec une maison de luxe de premier rang, les étages de bureaux (4 497 m² bruts) font encore l’objet de discussions commerciales. Un retard de relocation ou un écart par rapport aux hypothèses de loyer retenues (1 400 €/m²/an) impacterait directement la valorisation de sortie et, par conséquent, la capacité de remboursement.

Les fluctuations du marché immobilier parisien représentent un dernier facteur. Une remontée des taux de capitalisation, un retournement conjoncturel ou un choc exogène pourraient comprimer la valorisation finale de l’actif. Les stress tests de l’opérateur montrent toutefois que le projet reste à l’équilibre même dans un scénario dégradé (exit yield à 4 % et vacance locative de -20 %).

Risques liés à la dette privée

Au-delà des risques projet, cette obligation présente les caractéristiques de risque propres à la classe d’actifs dette privée.

L’absence de garantie en capital est le risque principal. Contrairement aux dépôts bancaires ou aux fonds en euros, le capital investi peut ne pas être intégralement restitué. En cas de procédure collective, les souscripteurs prennent le rang de créanciers chirographaires. La perte totale du capital investi est possible.

L’illiquidité constitue une contrainte majeure. Aucune cession ni rachat anticipé n’est possible pendant toute la durée de l’investissement — 36 mois minimum, extensible jusqu’à 48 mois. Cette immobilisation doit être intégrée dans la stratégie patrimoniale globale de l’investisseur et suppose de ne pas avoir besoin de ces fonds avant l’échéance.

L’effet de levier amplifie les performances dans les deux sens. Avec un ratio dette/coûts totaux de 73,9 %, une variation négative de la valorisation de l’actif aurait un impact démultiplié sur les fonds propres et, en cascade, sur la capacité de remboursement des obligataires. En cas de liquidation, l’actif destiné aux obligataires serait réduit du montant des dettes senior.

L’absence de contrôle sur la gouvernance mérite également d’être soulignée. Les obligataires n’ont aucun pouvoir décisionnel sur la gestion opérationnelle ou stratégique de l’opération. La décision d’investissement est irrévocable une fois la souscription réalisée.

Enfin, les évolutions fiscales et réglementaires peuvent affecter la performance nette de l’investissement. Le traitement fiscal des revenus obligataires, les droits de mutation ou les normes environnementales applicables à l’immobilier tertiaire sont susceptibles d’évoluer sur l’horizon de l’opération.

Conclusion

L’émission obligataire George V illustre le potentiel de la dette privée immobilière adossée à un trophy asset parisien. L’opération réunit plusieurs facteurs favorables : une localisation iconique au cœur du Triangle d’Or, un opérateur au track record démontré sur des opérations value-add de complexité croissante, un marché des bureaux et du retail luxe structurellement tendu, et un stade d’avancement déjà significatif (acquisition réalisée, permis obtenu, cellule commerciale sécurisée, entreprise générale contractualisée).

Le rendement de 11,5 % annuel, couplé à un positionnement en rang II dans la waterfall de remboursement et à une hypothèque de premier rang sur l’actif, positionne cette obligation comme une alternative crédible pour les investisseurs patrimoniaux recherchant un couple rendement/risque intermédiaire sur un horizon de 36 mois.

Ce potentiel de performance s’accompagne néanmoins de risques inhérents à toute opération de développement immobilier et à la dette privée en général : absence de garantie en capital, illiquidité totale sur la durée, effet de levier et risques d’exécution. L’investissement s’adresse à des profils expérimentés, disposant de la capacité financière à supporter une perte éventuelle et d’un horizon compatible avec la durée de l’opération.

La réussite du projet dépendra de l’exécution opérationnelle — en particulier la relocation des bureaux aux conditions de marché visées — et de l’environnement macroéconomique à l’horizon 2028. Les fondamentaux actuels du Triangle d’Or et la profondeur de la demande institutionnelle sur ce segment constituent des facteurs de soutien, sans pour autant garantir le succès de l’opération.

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Le cabinet Etsa Patrimoine se tient à votre disposition pour analyser l’adéquation de cette opération avec votre situation patrimoniale, votre profil de risque et votre horizon d’investissement, et pour la positionner au sein d’une allocation diversifiée.

Qu’est-ce qu’un club deal immobilier en dette privée ?

Un club deal en dette privée immobilière consiste à réunir un nombre restreint d’investisseurs qui financent conjointement une opération immobilière via une émission obligataire. Contrairement à l’investissement en capital, les investisseurs ne deviennent pas propriétaires de l’actif mais prêtent à l’opération et perçoivent des intérêts contractuels. Cette structure offre un accès à des actifs habituellement réservés aux institutionnels.

Quelle est la différence entre cette obligation et un placement bancaire classique ?

Contrairement aux livrets ou comptes à terme garantis, cette obligation présente un risque de perte en capital et aucune liquidité avant l’échéance. En contrepartie, elle offre un rendement annuel de 11,5 %, significativement supérieur aux placements bancaires traditionnels. L’investissement est adossé à un actif immobilier tangible situé avenue George V, ce qui le distingue également des obligations d’État ou corporate classiques.

Quel est le ticket d’entrée minimum moyen pour investir dans une opération de Club Deal Immobilier ?

Le ticket d’entrée minimum est fixé à 20 000 €. L’émission est réservée aux investisseurs qualifiés ou professionnels, qu’il s’agisse de personnes physiques ou morales (holdings, SCI, entreprises). Ce seuil pourrait être relevé ultérieurement selon la stratégie de levée.

Quelle est la fiscalité applicable aux revenus des obligations en Club Deal Immobilier ?

Pour les particuliers, les revenus sont soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d’IR + 18,6 % de prélèvements sociaux, depuis la loi de finances 2026). L’option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu reste possible. Pour les personnes morales, les revenus sont intégrés au résultat imposable selon le régime fiscal de la société investisseuse.

Est ce que le Club Deal Georges V de Foncière Renaissance est-il éligible au dispositif 150-0 B ter ?

Non, cette opération n’est pas éligible au dispositif de remploi du 150-0 B ter du Code général des impôts. Foncière Renaissance et Global Icons proposent cependant d’autres programmes pouvant bénéficier de ce régime pour les dirigeants en phase de cession d’entreprise.

Comment est structurée la sortie pour les investisseurs en Club Deal Immobilier ?

Le remboursement du capital et des intérêts intervient lors de la cession de l’actif restructuré à un fonds d’investissement ou un fonds souverain, ou au plus tard à l’échéance de 36 mois (extensible deux fois six mois) pour le Club Deal George V. Les obligataires sont remboursés en rang II, après la dette bancaire senior mais avant les actionnaires en fonds propres.

Quelles garanties protègent les investisseurs dans cette opération de Club Deal ?

L’opération bénéficie d’une hypothèque de premier rang sur l’actif immobilier de 7 900 m². Le ratio dette/valeur de l’actif est maîtrisé à 54,4 %. L’alignement d’intérêts est structurel : les actionnaires de Foncière Renaissance portent le risque en dernier rang et ne récupèrent leur mise qu’après remboursement intégral des obligataires.

Pourquoi une localisation dans le Triangle d’Or Parisien pour le Club Deal Immobilier renforce la thèse d’investissement ?

Le Triangle d’Or Parisien affiche un taux de vacance des bureaux prime parmi les plus bas d’Europe et des loyers en hausse de 48 % depuis 2015. L’avenue George V bénéficie d’une fréquentation exceptionnelle portée par l’écosystème du luxe mondial. La rareté structurelle des surfaces supérieures à 3 000 m² dans ce secteur soutient les valorisations et sécurise la stratégie de sortie.

Peut-on récupérer son capital avant l’échéance dans le Club Deal George V de Foncière Renaissance ?

Non. L’investissement est totalement illiquide pendant toute la durée de l’opération. Aucun rachat anticipé ni cession des obligations n’est possible. Il est donc essentiel de ne pas investir des fonds dont on pourrait avoir besoin avant l’échéance de 36 à 48 mois.

Est ce que les revenus des obligations immobilières entrent dans l’assiette de l’IFI ?

Les obligations ne constituent pas en principe des actifs immobiliers au sens de l’IFI. Toutefois, la qualification fiscale peut varier selon la structure du véhicule et la proportion d’actifs immobiliers détenus. Il est recommandé de consulter un conseiller fiscal pour une analyse adaptée à votre situation personnelle.

Trouvons ensemble les solutions qui vous correspondent vraiment.

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